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SYLVIE LÉCUYER - GÉRARD DE NERVAL - tous droits réservés @

 

PIERRE OLIVIER ET LE CLOS DE NERVAL

 

Les Olivier sont originaires de Dampierre, en Seine-et-Oise. Pierre Olivier l’ancien y a épousé Jeanne Forget, dont il a eu un fils, Jean Olivier, né en 1686 à Mortefontaine. Entré au service des Le Peletier, seigneurs du domaine de Mortefontaine, il est "garde des plaisirs de Madame la Présidente". Jean Olivier épouse en 1721 à Mortefontaine Marie Catherine Carillon. De ce mariage naissent Pierre Olivier en 1723, et Marie Marguerite en 1728. Ce sont les "ayeuls maternels" de la Généalogie. Marie Marguerite Olivier épouse en 1756 à Mortefontaine Adrien Joseph Boucher. Elle est l’arrière arrière grand-mère de Nerval.

Pierre Olivier, dont on ne sait s’il a été marié, a acheté le 30 octobre 1793 plusieurs terres, dont le clos Nerval. Mort sans enfants en 1795, il lègue ses biens à ses neveux Antoine (1759-1820), et Marie Marguerite Victoire (1757-1828), à qui revient le clos Nerval.

En 1828, Nerval avait hérité pour moitié de sa grand-mère maternelle le clos Nerval, l’autre moitié revenant à son cousin Pierre Eugène, fils d’Eugénie et Alexandre Labrunie. A la mort de Pierre Eugène (1819) puis d’Eugénie (1825), cette moitié revient au fils d’Alexandre, né de son deuxième mariage avec Catherine Julienne Chatelin, en 1831. Nerval a rêvé de reconstituer ce patrimoine maternel. Le 22 octobre 1853, il écrit à son père : " J’ai écrit à Mme Alexandre Labrunie [C.J. Chatelin, devenue veuve en 1851] pour les arrangements relatifs à notre terre… Je la paierais en annuités ou autrement, quand je saurai le prix actuel de la terre dans le pays. Nos fermiers ont deux autres lots revendus par mes autres cousins, et en s’entendant avec eux, on referait en partie l’ancienne propriété de mon grand-oncle Olivier Béga."

De cette terre familiale il fait dans la Généalogie un fief ressortissant au domaine de Mortefontaine.

 

C’est Pierre Olivier qui est surnommé Olivier Béga ou Bégat, et qui "descendait, dit-on, d'un peintre flamand du XVIIe siècle", évoqué dans Promenades et souvenirs, Aurélia et Sylvie. Cornelis Bega (1631-1664) fut peintre et graveur à Harlem (L'Imagier de Harlem...) Dans sa Généalogie, Nerval le place aux origines de la branche Boucher-Laurent, en précisant : "gentilhomme du duc de Bourbon ou du prince de Condé"

 

Le nom de Béga réapparaît également de l’autre côté de l’arbre généalogique, côté Labrunie, associé aux Lacépède avec la précision : "Bégaz n. de mère".

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a maison de l'oncle Boucher telle qu'Aristide Marie l'a photographiée en 1910. "Je jouais insoucieux sur la porte de mon oncle..."

le plan cadastral du clos Nerval

 

REPÈRES BIOGRAPHIQUES

AUX ORIGINES

la Généalogie fantastique

"Moi, je descends de Napoléon..."

les Labrunie

ÉtienneLabrunie

les Dublanc

les Laurent

les Boucher

Pierre Olivier et le clos Nerval

le docteur Vassal

les Paris de Lamaury

Justin Duburgua

LES ANNÉES CHARLEMAGNE

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Barthélemy et Méry

pseudonyme: Beuglant

LE REGARD DES AUTRES

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