NAVIGATION

pagedaccueiloeil
P1000682
JLFleurs
Nerval4a

SYLVIE LÉCUYER - GÉRARD DE NERVAL - tous droits réservés @

 

LES LAURENT

Les Laurent sont originaires de Laffaux près de Soissons. En 1748, Jean Laurent y épousait Marie Louise Demonsablon, dont les parents, François Demonsablon et Marguerite Brocheton, étaient laboureurs à Laffaux.

Du mariage de Jean Laurent et Marie Louise naissent en 1754 à Laffaux Jeanne Claire Laurent, qui épousera Louis Charles Duriez, puis, en 1757, toujours à Laffaux, Pierre Charles Laurent, le grand-père de Nerval.

S’il faut en croire Promenades et Souvenirs, c’est à la suite d’une altercation avec son père que Pierre Charles décide de quitter le pays et de venir s’installer près des étangs de Châalis où vit son parent Adrien Boucher dont il épouse la fille Marie Marguerite Victoire en 1782 à Mortefontaine. Entré au service des Le Peletier, alors seigneurs de Mortefontaine, il est domestique dans leur hôtel parisien de Roquelaure, 6 rue de Nazareth. Pendant la Révolution, il quitte le service des Le Peletier et s’installe à son compte dans le quartier du Temple comme fripier, avant d’acheter le fonds de commerce de lingerie de la rue Coquillière. Marie Marguerite Victoire décède en 1828 – "Voici trois ans qu’est morte ma grand-mère..." -, elle est enterrée au cimetière Montmartre puis transférée en 1836 au clos Nerval, avec sa fille Eugénie. Pierre Charles décède en 1834, laissant à Nerval un héritage dont il fera pour l’essentiel le ruineux Monde Dramatique.

Du mariage de Pierre Charles Laurent et Marie Marguerite Victoire Boucher, naissent trois enfants, Pierre Louis Laurent, né à Mortefontaine en 1783 et mort à Paris la même année, Marie Antoinette Marguerite Laurent, née à Paris en 1785, et Eugénie, née à Paris en 1800.

Marie Antoinette Marguerite Laurent est la mère de Nerval. Elle a épousé le 2 juillet 1807 en l’église Saint-Eustache à Paris Étienne Labrunie, de neuf ans son aîné, et le couple s’est installé 96 rue Saint-Martin, tout près de la pharmacie Dublanc qui est au 98, et à deux pas de la boutique de lingerie des Laurent rue Coquillière. C’est là que naît Gérard, le 22 mai 1808, baptisé le lendemain à Saint-Merri. Son parrain est Gérard Dublanc, sa marraine sa grand-mère Laurent. En juin, Étienne Labrunie reçoit sa nomination de médecin aux armées et se prépare à partir vers l’Allemagne avec sa jeune femme. Marie Antoinette Marguerite meurt le 29 novembre 1810 à Glogau en Silésie, de fièvres et de fatigue, à 25 ans.

Curieusement, dans sa Généalogie, Nerval se trompe sur le nom de sa mère qu’il appelle "M.V. Laurent" (prénom de sa grand-mère) repris explicitement par : "Ét. L. marié – Marie Victoire Laurence fille de Pierre Laurent de Soissons et de M.Vict. Boucher d’Ermenonville'" avec au-dessus, le concernant : "fils unique Gérard (nom de baptême) Labrunie (nom patronymique), né à Paris en 1808", et ce renvoi surprenant : "nom donné par mon père Laurency, de ma mère Laurence probablement – 21 may".

Eugénie Laurent épouse en 1818 à Paris Alexandre Labrunie, marchand linger au 37 de la rue Montmartre, qui est un cousin éloigné d’Etienne. Leur fils, Pierre Eugène Labrunie, né en 1819, meurt à 18 ans en 1837. Il était co-héritier avec Nerval du clos Nerval. Sa part passe à son décès à son demi-frère Etienne Labrunie. Eugénie est morte en 1826, à l’âge de 25 ans, comme sa soeur. Inhumée au cimetière Montmartre, elle sera transférée avec sa mère au campo santo de Nerval près de Mortefontaine en 1836. Eugénie Laurent est mentionnée dans la Généalogie de Nerval sous son nom de jeune fille "Eugénie Laurent" auprès de sa soeur, désignée, on l’a vu, par "M.V. Laurent". Alexandre Labrunie s’est remarié en 1831 avec Julienne Chatelin, qui, née en 1809, a l’âge de Nerval. Le couple a un fils, Etienne Labrunie, né en 1832, et se sépare en 1838. A Julienne Labrunie, née Chatelin, Nerval envoie deux lettres, datées du 25 septembre 1852 et du 14 octobre 1853, concernant leurs intérêts communs sur le clos Nerval.

Mortefontainevillage
Mortefontaineetangs

le village et les étangs de Mortefontaine

 

REPÈRES BIOGRAPHIQUES

AUX ORIGINES

la Généalogie fantastique

"Moi, je descends de Napoléon..."

les Labrunie

ÉtienneLabrunie

les Dublanc

les Laurent

les Boucher

Pierre Olivier et le clos Nerval

le docteur Vassal

les Paris de Lamaury

Justin Duburgua

LES ANNÉES CHARLEMAGNE

premiers cahiers de poésies

auteur à 17 ans chez Ladvocat et Touquet

Barthélemy et Méry

pseudonyme: Beuglant

LE REGARD DES AUTRES

Charles Asselineau

Théophile Gautier

Arsène Houssaye

Alexandre Weill

Charles Monselet

Alphonse Karr

Auguste de Belloy

Jules Janin

1830

les Trois Glorieuses

la camaraderie du petit cénacle

publier les poètes du XVIe siècle

traduire des poètes allemands

se rallier à Victor Hugo

FANTAISIES