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SYLVIE LÉCUYER site de création & de recherche

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mise à jour 15/04/10

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repères biographiques

généalogie délirante

"Moi, je descends de Napoléon"

les Labrunie

le Dr Etienne Labrunie

les Dublanc

les Paris de Lamaury

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les Laurent

Pierre Olivier et le clos Nerval

les propriétaires de Mortefontaine

du côté de la rue St-Martin

le Dr Vassal

l'ami Justin Duburgua

les années Charlemagne

premiers cahiers de poésies

auteur à 17 ans chez Ladvocat et Touquet

Barthélemy et Méry

pseudonyme Beuglant

LES BOUCHER

 

La famille Boucher est originaire d’Estrées-Saint-Denis, en Picardie. En 1689, François Boucher y épousait Marie Commelin. Leur fils Adrien François naît en 1704 et se marie en 1733 avec Marie Marguerite Duhamel à Ermenonville. De cette union naît en 1735 à Ermenonville Adrien Joseph Boucher, voiturier cabaretier, qui épouse Marie Marguerite Olivier en 1756 à Mortefontaine. Marie Marguerite Olivier est la soeur de Pierre Olivier, dit Béga, acquéreur du clos Nerval. Elle mourra en 1793 à l’hospice des Incurables à Paris. Du mariage de Marie Marguerite et Adrien Joseph naissent à Mortefontaine Marie Marguerite Victoire en 1757, et Antoine en 1759. La première est la grand-mère maternelle de Nerval, le second le grand-oncle qui le recueille à la mort de sa mère en 1810.

 

Le grand-oncle Antoine Boucher avait épousé en 1783 Marie Jeanne Robquin, de quatorze ans son aînée, dont il avait eu une fille, Marie Antoinette Elise, née à Mortefontaine en 1784. Elle a entre 26 et 28 ans quand Nerval séjourne sous le toit de l’oncle Antoine, l'âge de sa mère, ses deux mêmes prénoms... En 1812, elle épouse Jean Dufrénoy, qui possède une entreprise de voitures publiques Louvres/Paris. Nerval ne séjourne plus à Mortefontaine quand meurent en 1820 Marie Jeanne Robquin et Antoine Boucher.

 

La maison où Nerval a vécu près de son grand-oncle de 1810 à 1814 ou 1815, jouxte le domaine de Mortefontaine. C’était un cabaret auberge au temps de Jean Olivier. Antoine l’acquiert le 8 juin 1787 et y tient épicerie. Par deux fois, le 2 mars et le 13 septembre 1813 - donc quand Nerval tout enfant vivait chez son oncle -, Antoine Boucher procède à un échange de parcelles avec Joseph Bonaparte, alors propriétaire du domaine de Mortefontaine.

 

Dans sa Généalogie, Nerval mentionne, sur la même branche de l’arbre généalogique, au-dessous d’Olivier Bégat ou Béga, "Boucher oncle, propriétaire" puis "Marie Vict. Boucher mère" et "ayeuls maternels".

 

Cette maison, le peintre flamand Béga et l'oncle Boucher apparaissent sous forme romanesque au chapitre IX de Sylvie et fantasmatique au chapitre IV de la première partie d'Aurélia.

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Mortefontaine
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le village de Mortefontaine tel que l'a connu Nerval enfant

les étangs de Mortefontaine

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la maison de l'oncle Boucher, photographiée vers 1910 par Aristide Marie

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