SYLVIE LÉCUYER site de création & de recherche
tous droits réservés
mise à jour 15/04/10
Discrète, secrète même, Jeanne Lécuyer n’a jamais expliqué pourquoi elle avait interrompu en 1931 une carrière qui s’annonçait extrêmement brillante et qui, somme, a toute duré moins de dix ans. Pourtant, elle a toujours conservé le témoignage – coupures de presse, photos, lettres – de ces dix années . C’est ce "carton vert", comme disait Gautier à propos des souvenirs qu’il conservait de Nerval, que nous ouvrons dans les pages qui suivent, en hommage à Jeanne, pour qui son art était tout, mais qui n’avait ni l’ambition ni le tempérament d’une diva. Il ne faut pas attendre ici une biographie exhaustive, il s’agit du portrait en miroir d’une carrière telle qu’elle avait choisi d’en conserver le souvenir.
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NAVIGATION
1922-1923, au Conservatoire de Paris, la classe Isnardon
1923, débuts sur scène entre deux concours
fin 1923, printemps 1924, galas mondains et "randonnée musicale" en Corse avec Micheletti
juillet 1924, 1er prix d'opéra, démission de J. Isnardon, émission au poste TSF du Petit Parisien
octobre 1924, engagement à l'Opéra de Paris: Faust, sous la direction de Gabriel Grovlez
1925, saison de galas et concerts
janvier 1926, un mois au Théâtre de Nîmes-Montpellier, Faust, Hérodiade et Lohengrin avec Fontaine et Vezzani
saison 1927, concerts en province et à Paris avec Gil Graven et Ch. Goetz
engagement au Théâtre Royal de Liège pour la saison 1927-1928, programmation écrasante:
Hérodiade en soirée de gala à Liège avec le ténor Ansseau
Paillasse et Cavalleria à Liège avec Lafuente
Manon en soirée de gala à Liège
Jeanne Lécuyer
(1899-1977)