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SYLVIE LÉCUYER site de création & de recherche

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mise à jour 15/04/10

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repères biographiques

généalogie délirante

"Moi, je descends de Napoléon"

les Labrunie

le Dr Etienne Labrunie

les Dublanc

les Paris de Lamaury

les Boucher

les Laurent

Pierre Olivier et le clos Nerval

les propriétaires de Mortefontaine

du côté de la rue St-Martin

le Dr Vassal

l'ami Justin Duburgua

les années Charlemagne

premiers cahiers de poésies

auteur à 17 ans chez Ladvocat et Touquet

Barthélemy et Méry

pseudonyme Beuglant

DU CÔTÉ DE LA RUE ST-MARTIN

Si Nerval est né à Paris, 96 rue Saint-Martin, ce n’est pas tout à fait un "hasard" comme il le prétend. Sa famille est installée dans le quartier St-Avoye et le quartier St-Eustache depuis près de 30 ans.

Gérard Dublanc, son grand-oncle pharmacien, est installé au 98 de la rue St-Martin. Apothicaire à Agen, franc-maçon, il est venu à Paris vers 1780, travaille pour un pharmacien dont il achète le fonds, qu'il va laisser à son cadet. En 1816, il a acheté pour son aîné une autre officine 137 rue du Temple. On l’aura compris, l’horizon de Nerval enfant est cerné par les pharmaciens et les médecins. Gérard Dublanc a fait venir à Paris son neveu Etienne Labrunie, le père de Nerval, et l’aide à reprendre ses études de médecine. Sa thèse soutenue, le jeune docteur s’installe juste à côté, 96 rue Saint-Martin et épouse le 2 juillet 1807 à l’église Saint-Eustache Marie Antoinette Marguerite Laurent.

Les Laurent sont tout près de là, 23 rue Coquillière, où ils tiennent une boutique de lingerie. Venu du Valois, le grand-père de Nerval a commencé petitement à Paris, en 1783, au service des Le Peletier, propriétaires du domaine de Mortefontaine, mais aussi de l’hôtel Roquelaure rue de Nazareth, près de St-Nicolas-des-Champs à Paris. Pendant la Révolution, Pierre Charles Laurent s’installe à son compte comme fripier dans le quartier du Temple, avant d’acquérir avec son épouse la boutique de la rue Coquillière. Leurs deux filles sont nées à Paris, M.A. Marguerite en 1785, Eugénie en 1800. Quand on n’est pas pharmacien ou médecin, on est linger dans la famille: Eugénie va épouser en 1818 un cousin éloigné, Alexandre Labrunie, linger, qui tient boutique au 37 rue Montmartre.

Les Duriez habitent également le quartier, rue Saint-Denis.

En 1818, Gérard Dublanc marie son fils à la fille d’un confrère en médecine et en maçonnerie, le docteur Vassal fervent lecteur d’ésotérisme. Etienne Labrunie cède son cabinet du 96 rue Saint-Martin au Dr Vassal, et va s’installer un peu plus loin au 72.

C'est donc dans un périmètre familial restreint et quelque peu proustien que se passe la petite enfance parisienne de Nerval. Il y a deux "côtés" pour l'enfant, le côté St-Merri et le côté St-Eustache. Pour voir les uns et les autres, il n’a qu’à trottiner entre le quartier des Lombards et le quartier St-Eustache, ou tout simplement entre le 72 et le 96 de la rue Saint-Martin. Au 72, il y a la bibliothèque de son père (qui laisse à sa mort près de 1500 livres de médecine, littérature et philosophie), au 96 celle du Dr Vassal, toute pleine de sciences ésotériques. C’est à ces merveilles un peu sulfureuses que songe Nerval dans la préface des Illuminés, en les attribuant à son oncle du Valois Antoine Boucher.

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le "côté" de Saint-Merri

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le chevet de St-Merri, rue Brisemiche

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le "côté" de Saint-Eustache

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Saint-Eustache

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